• EL WATAN / 16/2/14

    Suite à des traumatismes graves de l'oeil Des prothèses oculaires pour changer «les regards» La prothèse oculaire permet de retrouver l’image perdue. La prothèse oculaire permet de retrouver l’image perdue. Dix enfants bénéficient de prothèses oculaires à titre gracieux à la clinique d’ophtalmologie de Baba Hassan, à Alger. Un don du Lions Club, qui redonne vraiment le sourire. Traumatismes, chocs, brûlures, décollement de la rétine, glaucome, rétinoblastome ou bien maladie congénitale, tels que l’anophtalmie, la microphtalmie qui affectent l’œil, sont autant de cas où la chirurgie réparatrice est indiquée avec la pose de prothèses oculaires. Communément appelée œil en verre, la prothèse oculaire reste le moyen efficace pour combler un «vide» très incommodant, notamment chez les femmes et les enfants. La clinique d’ophtalmologie algéro-espagnole Loiola de Baba Hassan, à Alger, vient d’appareiller une dizaine d’enfants à titre gracieux avec l’aide du Lions Club de Clermont-Ferrand France, réseau international de solidarité avec la petite enfance. Une initiative qui a pu être possible grâce à Patrick Bordet du CHU de la même ville, oculariste, une spécialité inexistante en Algérie, qui travaille depuis quelques années au sein de la clinique. «Suite à un symposium organisé à Clermont-Ferrand, j’ai présenté mon expérience dans cette clinique de Baba Hassan, avec laquelle un partenariat a été engagé. Depuis quelques années, j’ai découvert des performances et une pratique chirurgicale très performante, le Lions Club s’est donc engagé à apporter son aide et à prendre en charge l’appareillage de dix enfants. C’est ainsi que la direction de la clinique a décidé de prendre en charge gratuitement tous les soins nécessaires pour ces enfants, la consultation, la chirurgie et le suivi», nous confie fièrement M. Bordet que nous avons rencontré à la clinique. Une action menée en étroite collaboration avec les ophtalmologistes, le chirurgien algéro-français, le Dr Nezar, et l’anesthésiste réanimateur, le Dr Abroudj, de cette clinique. «Une équipe avec laquelle j’ai beaucoup appris et la qualité du travail effectué, en l’occurrence la chirurgie, m’a facilité le travail. Je suis très satisfait de ma collaboration», a-t-il souligné. Pour M. Bordet, les premiers fruits de ce partenariat et échanges se manifestent déjà à travers cette action. Ainsi, il est certain que ces enfants retrouveront l’image perdue et affronteront de nouveau la vie avec une nouvelle «vision». Les enfants en question, venus des différentes régions du pays, sont donc actuellement pris en charge au sein de cette clinique et tous les soins sont assurés gracieusement, nous a expliqué Mustapha Talbi, le gérant de la clinique. «Lorsque que j’ai appris que des prothèses ont été offertes à ces enfants, j’ai donné des instructions pour que tous les gestes ayant trait à cette opération soient prodigués sans honoraires», a-t-il indiqué avant de préciser que le coût d’une prothèse revient à 40 000 DA pour les bébés et 75 000 DA pour les enfants. Pour M. Talbi, l’idée de créer un laboratoire de fabrication de prothèses est son prochain objectif. «Ce qui permettra également d’assurer la formation d’ocularistes, une discipline encore inexistante en Algérie». D’autant que le nombre de cas d’enfants nécessitant des prothèses est malheureusement en augmentation en Algérie. Les pétards, le jeu de pierres, les accidents domestiques et ceux de la circulation sont autant de causes de traumatismes de l’œil, note l’équipe médicale de la clinique. S. R. bénéficie d’une prothèse après avoir été ignoré par la CNAS Parmi les dix enfants pris en charge au niveau de la clinique d’ophtalmologie de Baba Hassan, figure le jeune S. R., un garçon qui a subi l’ablation de l’œil suite à un rétinoblastome (cancer de l’œil). Suivi depuis des années au centre Pierre et Marie Curie au service d’ophtalmologie et service maxillo-facial à l’hôpital Mustapha, S. R. qui a obtenu en 2013 son brevet d’enseignement moyen avec succès, a dû être présenté à la commission nationale des transferts pour soins à l’étranger afin de bénéficier d’une prothèse vu la complexité de son cas. Les deux demandes introduites et signées en bonne et due forme par les médecins traitants ont été malheureusement rejetées sans motifs. Une troisième demande a été introduite il y a quelques mois, mais en vain. Devant cette fin de non-recevoir, les parents de S. R. ont pris leur courage à deux mains et se sont rendus à cette clinique privée. La chance a souri au jeune S. R., puisqu’il bénéficie gratuitement d’une prothèse oculaire et d’un suivi au sein de cet établissement, ce qui lui a permis de retrouver le sourire. Il est actuellement appareillé d’une prothèse provisoire en attendant la mise en place de sa prothèse définitive.(D. K.)

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