• Dépêche de Kabylie du 21/09/2013

    Par Arous Touil

    Gel des prestations des oeuvres sociales du bureau de wilaya de Tizi-Ouzou

    La présidente du BW interpelle le ministre des Finances

    Plus d’un millier d’enseignants, tous paliers confondus, attendent impatiemment, depuis longtemps, les diverses prestations engagées par les oeuvres sociales. 

    «Nous sommes contraints d’informer la corporation des agaçants retards constatés dans différentes prestations à savoir : retraites, interventions chirurgicales, primes d’orphelins, veuves, décès, handicapés, prêts sociaux entre autres », s’indigne Mme Belhadji  N., présidente du bureau de wilaya des oeuvres sociales de Tizi-Ouzou. Au cours de notre entrevue, Mme Belhadji a dénoncé ces retards qui, selon  elle, sont au niveau du ministère des Finances et du trésor public. « Une assemblée générale a été tenue les 7 et 8 mai dernier avec environ 160 participants (responsables du bureau, enseignants et cadres de l’éducation) au niveau de la wilaya, mais malheureusement notre appel n’a pas fait réagir le ministre des Finances », dira, d’emblée, notre interlocutrice. Une correspondance, datée du 29 juillet de l’année en cours, dont une copie nous est remise, a été adressée à la tutelle « l’interpellant sur la situation que les enseignants de la wilaya de Tizi-Ouzou endurent, depuis des années, et lui demandant d’intervenir afin de lever tous ces blocages qui portent préjudice à la réputation des oeuvres sociales ». Le parcours du combattant de la présidente du bureau de wilaya des O.S. ne s’arrête pas là. Elle poursuit inlassablement son activité, car elle est convaincue du bien fondé de son action. « Le 04 septembre dernier, nous avons vu le président de la commission nationale des œuvres sociales (CNOS), M. Belmachri, qui nous a avancé qu’il ferait de son mieux pour débloquer la situation. Le 09 du même mois, nous l’avons saisi officiellement par écrit. Depuis, plus rien ! », déclare notre interlocutrice, qui a également pris attache, la semaine dernière, avec le président de l’APW, M. Hocine Haroun, qui a appelé, devant elle, le trésorier de la wilaya de Tizi-Ouzou qui lui a répondu en ces termes : « Le problème n’est pas à notre niveau. Il faut attendre la décision du ministre». « La balle est tantôt dans le camp des uns, tantôt dans celui des autres. Tout dépend de l’humeur des responsables qui jouent, on ne sait à quoi ! On nous demande toujours d’attendre, mais jusqu’à quand », réclament des enseignants qui réfléchissent, d’ors et déjà, à une éventuelle action de protestation pour satisfaire leurs revendications. Notre interlocutrice nous confié qu’il y a seulement trois ou quatre wilayas qui sont dans la même situation». Pourquoi ? Telle est la question qui revient dans les discussions des enseignants, gagnés par l’exaspération. Même si les responsables du bureau de wilaya des oeuvres sociales de Tizi-Ouzou sont armés de bonne volonté pour satisfaire la majorité des demandes, ils sont, par ailleurs, assommés par les hauts responsables qui font la pluie et le beau temps pour maintenir le statu quo. Sinon, comment expliquer le silence de ces mêmes responsables qui ne daignent même pas répondre à une correspondance officielle.            

     

    Arous Touil

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